La guerre franco-prussienne

Napoléon III
Napoléon III

La guerre franco-prussienne  oppose, du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871, la France aux États allemands coalisés sous l’égide de la Prusse d’Otto Von Bismarck. Elle se terminera par la défaite française à Sedan et l’annexion par le Reich du territoire d’Alsace-Moselle. La France disposait de 900 000 soldats contre 1 200 000 soldats allemands et prussiens. L’armée française était composée de 8 corps regroupant 23 divisions d’infanterie et 6 divisions de cavalerie. Mal préparés, le plus souvent inférieurs en nombre et très mal commandés, les Français furent sévèrement battus dans plusieurs batailles à Froeschwiller-Woerth, Reichshoffen, Metz.
La capitulation de Napoléon III provoqua la chute du Second Empire et la proclamation, le 4 septembre 1870 d’un régime républicain avec la Troisième République. Le général Trochu chef du Gouvernement de la Défense nationale et Léon Gambetta, ministre de l’intérieur et de la guerre, tentèrent de réorganiser ce qu’il restait des armées françaises. Onze camps régionaux furent créés. Le général Chanzy avait la responsabilité de celui du Mans. Les 11 et 12 janvier 1871 à Champagné et à Changé (72), il conduisit la bataille du Mans qui se solda par une défaite cuisante. Les prussiens poursuivirent leur avancée et menacèrent en janvier 1871, Château-Gontier. Cantonnés à Laval et Sablé les soldats prusses envoyèrent des patrouilles de reconnaissance jusqu’à Grez en Bouère, Gennes sur Glaize et Bierné. L’attente de l’attaque s’installa et avec elle la peur. N’avait-on pas fait sauter le pont à  Château-Gontier ?

Le 29 janvier 1871, l’armistice, prévu pour une durée de trois semaines, fut signé. Du 30 janvier au 10 février, la commune abrita le 1re compagnie chargée de surveiller et contenir, le cas échéant, les prussiens toujours basés à Sablé.  Le traité de paix définitif fut signé le 10 mai à Francfort ; Bierné échappa au pire mais laissera sur les champs des batailles sept de ses enfants : Pierre-Joseph Chalumeau, Louis Chatel, Constant Forget, Jean Gandon, Jacques Mauboucher, Auguste Poilane, Etienne Poilane, Ferdinand Rayon, Jules Eugène Rayon.
Le maire de Bierné, Alfred de Chivré fera procéder à l’édification du monument aux morts. Pour la première fois, on « nomme » les victimes avec leurs identités propres de soldats et d’hommes. La France glorifie ainsi  la solidarité de tous ses citoyens-soldats sans distinction de statut.

Demande du Comice de Bierné en 1874

La guerre franco-allemande marqua le déclin irrémédiable de l’usage de la cavalerie en Europe, qui avait dominé les champs de bataille pendant 150 ans… et ceci malgré la volonté et l’empressement du Comice agricole de Bierné pour promouvoir, en 1874, l’usage de ses percherons auprès de l’armée.

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Site officiel de la commune de Bierné en Mayenne (53)