La seconde guerre mondiale à Bierné

Après l’invasion de la Pologne,   en septembre 1939, les Alliés  déclarent la guerre à l’Allemagne. La certitude de la victoire l’emporte, l’armée française  est réputée la meilleure au monde depuis 1918. Les  troupes françaises quittent les avant-postes de la Sarre et se replient derrière la ligne Maginot et attendent. Cette « drôle de guerre »   dure jusqu’au 9 avril 1940.

A Bierné, la déclaration de guerre vient interrompre les préparatifs du Comice Agricole.  Il est reporté siné dié… et ne sera organisé qu’à partir de 1942.

Extrait du registre du Comice de Bierné

Le 10 mai 1940, la Wehrmacht attaque et envahit les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique. Les Allemands pratiquent la Blitzkrieg. Le fer de lance de l’armée allemande  traverse le massif des Ardennes   jugé infranchissable par les généraux français qui ont concentré toute l’attention sur une hypothétique bataille en Belgique centrale. Les troupes françaises ne sont pas prêtes à résister aux Panzers allemands qui déferlent sur Sedan. Le haut commandement français met deux jours pour comprendre l’attaque. Le désastre de l’armée française est complet. Le piège allemand qui consistait à détourner les Français du sud ardennais en les attirant sur la région de Liège se referme.
Une contre- attaque est décidée le 14 mai, mais il est trop tard. Dans les Ardennes, entre la Chiers et l’Aisne, l’armée française résiste à toutes les attaques pendant presque un mois, du 14 mai au 11 juin, empêchant ainsi l’encerclement de la ligne Maginot.

Sommauthe-6DI-SchemaLe sergent-chef Auguste MARTIN est né à Bierné en 1912. Il appartient à la 6e RIC et est envoyé sur le front dans le secteur du Bois de Sommauthe dans les Ardennes. Il tombe sous les tirs de l’ennemi le 23 mai 1940.

Malgré une résistance parfois héroïque comme à Stonne et trop souvent oubliée, la progression allemande se poursuit. Le 25 mai, Lord Gort décide le repli des soldats anglais sur Dunkerque.  La plus grande entreprise d’évacuation de l’histoire militaire est lancée. L’opération Dynamo mise en œuvre du 26 mai au 4 juin 1940, assure le rembarquement du Corps Expéditionnaire britannique et de milliers de soldats belges et français des armées du Nord.

Yves Marie Olivier Eugène ROBICHON  est né le 7 juillet 1900 à Angers. Son escadron subit la déroute et se replie sur les plage de Dunkerque. Le 31 mai 1940, Yves Robichon grimpe à bord du Siroco pour rejoindre les Forces de la France Libre avec ses camarades du 19e escadron du train. Construit, en 1924, aux ateliers et chantiers de Saint-Nazaire-Penhoet (Grand Quevilly), le Siroco appartient à la deuxième flottille de torpilleurs placés. Il est commandé par le Capitaine de Vaisseau de Toulouse Lautrec. Il avait envoyé plusieurs sous-marins par le fond. Le 28 mai, le Siroco participe à l’évacuation des troupes du front de Dunkerque. Il fait un premier voyage et amène 600 soldats au port anglais de Douvres. Le 30 mai il regagne Dunkerque. A 20 heure, il embarque 750 soldats et quitte Dunkerque une heure plus tard. La nuit est claire. Les hommes sont serrés dans les cales et s’entassent sur les ponts. Vers 2 heure du matin, le navire est touché à l’arrière par deux torpilles. Peu à peu il s’enfonce dans la mer, son étrave dressée vers le ciel. Le bilan est effroyable : 680 morts ou disparus et 270 survivants recueillis par le patrouilleur le « Widgeon », le « contre-torpilleur polonais Blyskavica et le paquebot « Royal Sovereign ».

Paul BESSON  a 28 ans lorsqu’il est mobilisé dans le 40ème.  Sa guerre durera jusqu’au 13 juin 1940. Il décède à Montalivet (Seine et Marne)

Trois jours plus tard, Pétain devient Président du Conseil et appelle dès le lendemain à cesser les combats. Le 22 juin, il fait signer l’armistice à Rethondes.

Prisonniers de guerre au Stalag VI A – Photographie : www.stalagvia-16032.com/

Pour 1 845 000 soldats, la fin des combats signifie le début de la détention dans des camps en Allemagne. Les soldats français  sont faits prisonniers et sont d’abord emmenés vers des camps provisoires que les Allemands installent hâtivement à Lassay, Ernée, Laval, et  à Châteaubriant. Ils seront ensuite transférés massivement en Allemagne.

Auguste Fouassier incorporé dans le  271ème R.I. est de ceux là. Le 20 avril 1941, il décèdera à   Staback (Allemagne).
Joseph CHOLEAU, soldat 1ère Classe,   né à Miré le 19 décembre 1912 , incorporé dans la 125ème RI, décédera le 24-01-1944 à l’hôpital d’Osnabück Hastre en Allemagne. Il avait 31 ans.

Carte d’implantation des camps de prisonniers de guerre. Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Les pertes de la Bataille de France en 1940 sont très lourdes pour les soldats Mayennais : 492 militaires tombés de 1939-1940, 244 prisonniers de guerre en Mayenne, 9 000 Mayennais prisonniers de guerre.

Ouest Éclair 26/11/1940

A Bierné, les solidarités se mettent en place. Il est créé un Comité local d’assistance aux Prisonniers de guerre dont l’objectif est d’envoyer des colis alimentaires aux hommes retenus en Allemagne. Le comité d’entraide de Bierné est présidé par un cultivateur, Firmin Pichereau, assisté du grainetier Raymond Davost et  du boulanger Pierre Davost, respectivement Trésorier et secrétaire… Tous trois sont eux-mêmes d’anciens prisonniers de guerre. Ce comité comporte de nombreuses sections comme le montrent les documents joints qui témoignent également du nombre important de prisonnier.

Documents dressant la liste des prisonniers du canton de Bierné
Cliquez sur les images pour les agrandir

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Le village doit aussi faire face à un problème majeur. Des milliers d’habitants du nord, de l’est, de Belgique ont été poussés sur les routes par l’offensive allemande.   Le département de la Mayenne (251 000 habitants ) a vu sa population presque doubler avec 180 000 réfugiés.

Camille Blanchouin n’était qu’un enfant à l’époque, mais il se souvient parfaitement des ces réfugiés arrivant sur Bierné. « J’avais 12 ans en 1940. Lorsque la guerre a éclaté, des milliers de personnes ont fuit le nord de la France. Beaucoup sont arrivées dans notre région. Il y avait des réfugiés partout. Le village s’est mobilisé pour les héberger. J’habitais en ferme avec ma mère et ma sœur et je me rappelle d’une nuit où c’est un hameau entier qui a débarqué dans la cour de la ferme. Il devait y avoir plus d’une cinquantaine de personnes avec chevaux et charrettes.

En mai 1940, une famille – Les Gruselle – est arrivée dans une Peugeot 402. Il y avait les parents, qui étaient agriculteurs, une employée de la ferme et 8 enfants. Ils venaient de Hirson dans l’Aisne. Ils avaient tout laissé derrière eux  et se sont installés dans une maison inhabitée à proximité de notre ferme. Le père est reparti assez vite. Le reste de la famille est resté jusqu’en octobre 1941 et toute la famille s’est intégré à la vie du village. La maman attendait un enfant. Elle a accouché de Marie-Madelaine à Bierné.  Je suis devenu le parrain du bébé et  Madeleine Viot sa marraine.

Dans ce grand désordre, nombreuses sont les familles qui perdent un ou plusieurs de leurs membres.  Comme dans toutes catastrophes elles tentent d’obtenir des nouvelles par des petites annonces. Nous avons retrouvé celle de la famille de Marie-Madeleine dans le Ouest Éclair.

Camille et Marie Madeleine en mai 2015

La famille est repartie en octobre 1941. Ils ont passé la ligne de démarcation en se cachant dans un wagon de chiffons. Ils ont retrouvé leur maison intacte mais ont mis un peu plus de temps pour récupérer animaux et matériels qui avaient été « dispatchés » chez les voisins. Une amitié est née. Après la guerre, je suis monté  dans l’Aisne – 20 heures de route avec une Renault Mona qui ne dépassait pas les 80 km/h – pour la communion de ma filleule. Depuis nous nous voyons toujours ; cela fait 74 ans. »

L’occupation et la vie quotidienne

A l’absence de liberté, s’ajoutent les difficultés de la vie quotidienne. Le pays est pillé par l’occupant. La France doit prendre à sa charge les frais d’occupation de son territoire, elle doit fournir logements et nourritures aux troupes d’occupation. De nombreuses usines ont été détruites et la production industrielle et agricole est faible.  L’essence pour le tracteur fait défaut et surtout les hommes prisonniers manquent cruellement dans les exploitations.

En juillet 1942, les rations d’un adulte était : pain 275 g/jour, viande 180 à 250 g /semaine selon les disponibilités, matières grasses : 100 g d’huile et 350 g de beurre / mois

Les troupes allemandes arrivent en Mayenne le 17 juin 1940.  Laval puis Mayenne et Evron sont déclarées « villes ouvertes ».  Le 19 juin, Ils s’installent également à Bierné pour éviter les bombardements qui visent Longuefuye et sa gare.

Camille Blanchouin  se rappelle de ces soldats à l’uniforme vert de gris « Notre village comptait deux hôtels ; celui de la Tête Noire et l’hôtel Chevreul. Une quinzaine de soldats logeaient là. Le soir de Noël, ils étaient tous venus à la messe et occupaient deux rangées de l’église. Nous ne les aimions pas mais il fallait « faire avec ».  Chacun vivait de son coté. C’était assez impressionnant. Le Maire, Pierre Davost, faisait tout pour que cette cohabitation se déroule sans drame. Il était préoccupé par le sort des prisonniers de guerre. Je me rappelle des side-cars qui s’amusaient à lever une roue sur la borne de la rue de l’église… jusqu’à ce que l’un d’entre-deux soit resté bloqué devant les rires médusés des gamins. Les allemands ont alors décidé de tout enlever.  Tout le monde avait un peu peur de cet occupant, surtout à partir de 1943, lorsque les actes de résistance ont été plus importants.  Il fallait être discret dans un petit village où tout se sait.  Une nuit en 1944, il y a eu un  largage dans les champs et un résistant est passé dans notre ferme avec un vélo auquel était attelée une petite remorque. »

L’Allemagne nazie découpe le territoire français en deux zones soumises à deux législations différentes. Entre les mois de juin 1940 et novembre 1942, le département de la Mayenne  est inclus dans la zone occupée. Des lois sont mises en place dès le 4 octobre 1940 pour placer les « étrangers de race juive » et les tziganes dans des camps d’internement français.

Autour de Bierné sont dressés quatre camps d’internement  à Chateau-Gontier (126e CTE), à Longuefuye (136e CTE), à Grez-en-Bouère (pour les tziganes) et au lieu dit Les Rochères à Meslay-du-Maine.

Madame Sura SZPICBERG née le 09/04/1896 à MOGIELNICA (Pologne) et Monsieur Noach SZPICBERG né le 29/12/1899 à VARSOVIE,  ont été déportés à Auschwitz par le convoi n° 84 au départ de Malines en 1942. Tous deux étaient inscrits comme commerçants à Bierné en 1940. Leurs noms sont désormais gravés au mémorial de la Shoah à Laval.

La résistance et la libération

Un résistant écoute les messages transmis par Londres

La résistance s’est organisée par petits groupes disséminés dans les villages du Sud Mayenne. Dès 1942, Bierné possédait son réseau qui travaillait de concert avec les compagnons de Meslay, Bouère, Grez-en-Bouère et Château-Gontier.
L’instituteur Emile Legendre  et son épouse Emma, Secrétaire de Mairie, travaillent de concert avec l’armée de l’ombre. Emma délivre des faux papiers, tandis qu’Emile prépare avec l’ingénieur Raymond Leroy de Saint-Brice, les mines qui serviront plus tard à faire sauter le pont-route de Morannes. Avec Guy Bichot, le couple fabrique un poste à galène qui permet d’écouter Radio Londres.

Emile Legendre
Emma Legendre
Guy Bichot

Guy Bichot est né le 18 mai 1924 à Ménil.  Avec son groupe, il participe à différentes actions de sabotage et notamment à l’arrestation de plusieurs soldats qui  seront transférés à la ferme de la Brancheraie. En relation constante avec son ami Charles Bodinier, Guy Bichot décide de s’engager dans la même section que lui à la base aérienne d’Evreux-Faucille. Guy Bichot décède au lieu-dit les Coureaux le 1er août 1945.

Charles Bodinier
Raymond Bodinier
Le débarquement en Provence – 15 Août 1944

Les frères Bodinier, Charles et Raymond, ont marqué l’histoire de la commune par leur courage. L’aîné, Charles est né en février 1924. En juin 1941, il part de Bierné à bicyclette pour rejoindre son frère en zone libre. Incorporé au 1er spahis Maroc, il participe au débarquement en France en tant qu’aide pilote de char. Charles trouve la mort le 17 novembre 1944 au cours de l’attaque de La Chapelle (Doubs) . Il recevra la Croix de guerre avec Etoile d’argent. Raymond, son cadet de 3 ans, est titulaire du Brevet Supérieur de Mécanicien Avion. En 1939, il s’est engagé en qualité de Caporal. En octobre 1943, il se réengage et devient Sergent-Chef. En 1943, il quitte le groupe « Jeunesse et montagne » pour rejoindre, par l’Espagne, l’aviation française en Afrique…. et son frère arrivé en vélo ! Raymond Bodinier participera notamment à la libération de la Corse.

En mai 1944, la trentaine d’hommes attend un parachutage d’armes. M. Bourdais, cultivateur à la Baronnerie (Bouère) capte le message sur son poste à accus. Le 29 juin, le message arrive : « Avez-vous le mal de mer, deux fois ». Deux avions doivent envoyer du matériel et des munitions. Le 30, des membres des groupes de Bierné, Meslay et Grez-en-Bouère se rendent sur le terrain prévu. Les avions arrivent mais repartent sans rien lâcher . Les hommes attendent en vain jusqu’à 3 heures. Au retour ils évitent de peu une colonne allemande en partance pour la Normandie.

Le matériel était largué dans des conteneurs métalliques

Le 18 juillet, M. Dissi, Chef de gare à Longuefuye informe les groupes qu’un train de munition doit passer le soir même vers minuit. Des hommes sont désignés pour le faire dérailler.  L’opération se solde par un échec. Le lendemain un  nouveau train est signalé. Ce coup ci, le convoi déraille et le désordre qui s’en suit vient obstruer les voies pendant 5 à 6 jours. Au total six trains chargés de troupes et de munitions sont immobilisés et ne peuvent gagner la Normandie.

Un résistant prépare le dynamitage d’un train allemand.

Le 24 juillet, c’est au tour de l’embranchement de la ligne Angers-Sablé d’être dynamité. Les allemands sont sur les dents notamment à Longuefuye où sont stockés des wagons-citernes, matière première indispensable pour les troupes. Le 27 juillet pour empêcher la montée des troupes allemandes, les résistants décident de faire sauter le pont-route situé à Morannes dans le Maine et Loire. Les groupes de Bierné et Grez-en-Bouère sont chargés de l’opération.  Raymond Leroy, ingénieur des chemins de fer, appartient au groupe de Bierné. A 3 heures du matin, il fait exploser le fameux pont.

Albert Rio

Le 6 août, ces groupes font également dérailler un convoi de 37 wagons munitions à Grez en Bouère. Les hommes manquent de peu de se faire prendre ou tuer par les allemands. Ils trouvent refuge chez M. Fouassier,  cultivateur à la Grande-Motte de Gennes sur Glaize.
Le 7 août, les alliés ne sont plus qu’à une quinzaine de kilomètres. Le groupe de résistants se met en route pour établir une jonction. Peu après, à Bierné, il fait trois prisonniers allemands dont un officier. Ces derniers sont conduits dans les écuries de la ferme de la Brancheraie.  Albert Rio, né le 23 juin 1921 à Dreux est chargé de les garder.    Le jeune homme a refusé le STO et a trouvé refuge chez Monsieur Georget  qui le cache et l’héberge au Petit Bourgneuf. Ce 7 août les allemands sont en train de fuir. Un groupe de 17 allemands croise le chemin  d’Albert Rio ; ce dernier est aussitôt exécuté. Une rue porte aujourd’hui son nom dans sa ville natale et un monument a été dressé sur le lieu de son assassinat.

Premier pas américains dans le département

Camille BLANCHOUIN a grandi. Il est âgé de 15 ans lorsque les alliés débarquent en Normandie et libèrent le territoire français  « Je me rappelle du départ des occupants. Bierné n’était pas situé sur les grands axes. Les soldats allemands qui fuyaient, ne roulaient que de nuit et empruntaient les petites routes moins exposées à l’aviation anglaise. Ils étaient beaucoup moins conciliants qu’à leur arrivée. Une nuit, ils ont volé tous les lapins de la ferme. En août 1944,  on voyait bien que c’était la débandade.  Nous avons accueilli à manger deux soldats polonais qui avaient été incorporés de force dans l’armée allemande et qui s’étaient enfuis dans les herbages.  Les allemands sont partis le 7 août. Ils ont croisé la route d’Albert Rio, un résistant qui venait d’un autre département et qui surveillait des prisonniers. Ils ont tué Albert Río et libéré leurs camarades. »

Le 7 août 1944, Bierné est libéré. La guerre n’est pas finie pour autant.
Tout comme les frères Bodinier, quatre jeunes Biernéens s’engagent volontairement pour chasser l’ennemi du territoire français. Georges Fournier, né en janvier 1921, a délaissé le village dès 1941, pour rejoindre les troupes de la France Libre. Grâce au chef de la gendarmerie, il a pu obtenir un laisser-passer et gagner en train Vierzon puis la 10 ème Rac à Marseille. Georges Fournier a été démobilisé le 1er août 1947.

Léon Soyer est  né lui aussi à Bierné en 1922. Désigné pour le STO, il rejoint également Marseille d’où il embarque pour Tunis. Avec le 4e RMT, il participe à la campagne de Tunisie. Léon Soyer sera démobilisé le 1er juillet 1949.

Francois Pagis n’a pas 20 ans lorsqu’il s’engage dans la résistance avec le groupe créé par le gendarme André Boudon. Le 6 août 1944, il procède à l’arrestation de deux soldats allemands à l’hôtel-restaurant de la Tête Noire. François Pagis s’engage pour la durée de la guerre le 1er septembre 1944.

Roland Troussard est encore plus jeune. Né à Bierné, en 1926. Il s’engage dès 1944 et est incorporé au dépôt de la 1ère armée au camp du Valdahon près de Besançon. Il monte au front pour liquider la poche de Colmar, puis passe le Rhin près de Kehl sur une péniche de

Visite du Général de Gaulle de Winston Churchill au camp de Valdahon le 13 novembre 1944

débarquement. Il participe à la libération du stalag 5B de Wilingen avant de foncer avec son corps d’armée sur le lac de Constance et la ville de Friedrichsafen qui possède une usine souterraine de fabrication de sous-marin. Roland Troussard poussera jusqu’en Autriche et sera démobilisé avec l’arrêt des hostilités le 8 mai 1945

Prisonnier de guerre Roger BIZET s’évade du camp où il est interné. Repris par la Gestapo à Paris, il est déporté en camps de concentration. Il rentre en France et  décède le 5 mai 1945 des séquelles de sa captivité.

Le retour des prisonniers
Pendant plusieurs années Bierné va être coupé d’un certain nombre de ses hommes, son boulanger Pierre Davost, son Grainetier,  Raymond Davost,  son notaire, Pierre Gallou, son cordonnier Jean Meignan, son couvreur Armand Patry, son maréchal Henri Rousseau, son maçon René Saillant surtout ses très nombreux cultivateurs. Camille Blanchouin se souvient du retour de ces prisonniers de guerre : « Quelques mois après, les prisonniers de guerre sont rentrés. Pendant leur détention, les femmes avaient pris la commande des exploitations, conseillées parfois par un grand père ou un voisin. Elles menaient leurs affaires avec une grande habileté. Le retour du mari n’a pas toujours été évident. Pour certains enfants, il a fallu s’habituer à cette autorité absente pendant tant d’années. »

 

 

 

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Site officiel de la commune de Bierné en Mayenne (53)