Le château de la Barre

Situé à un kilomètre du bourg de Bierné, sur la route qui mène à Saint-Aignan, le Château de la Barre fut un haut lieu du protestantisme en Haut Anjou. Doc1_Page_1Son histoire, indissociable de celle de la famille de Chivré, a été retracée, en 1887, par André Joubert, membre de la société de l’histoire de France. L’ouvrage est accessible en ligne en cliquant simplement sur l’image ci-contre.

Du château de la Guénaudière au château de la Barre

Le berceau de la famille de Chivré se situait au château du Plessis-Chivré dans la commune d’Etriché. En 1248, le Plessis était la possession de Geoffroy de Chivré, « Varlet », neveu de l’évêque de Rennes. Son descendant, Jehan de Chivré, IV du nom épousa en 1494, Jacquine de Marigné, fille aînée de Guillaume de Marigné, écuyer, seigneur du lieu de Marigné et la Guénaudière de Bierné.

La Guénaudière portait le nom de Guénaud, fondateur au XIIe siècle du château primitif. Les Chivré, alors fervents catholiques, firent construire une chapelle située dans la cour du manoir et dédiée à Sainte-Marguerite. Celle-ci se dressait à l’emplacement du bâtiment de ferme, une chapelle dédiée à Sainte Marguerite. Elle fut abandonnée par leurs descendants devenus huguenots, puis détruite. Des corps de plusieurs membres de la famille y ont été repéré lors de travaux entrepris dans la ferme. En raison de leur religion, ces personnes furent inhumées dans la chapelle souterraine du château.

Jacques de Chivré décida de remplacer le vieux castel gothique de la Guenaudière qui tombait en ruine par une construction plus vaste et plus luxueuse : le château de la Barre. C’est Cécile de Monceau qui en conçu le projet architectural : Le château conservait sa fonction de forteresse.  Des douves en protégeaient  l’accès et une galerie souterraine munie de meurtrières  fût créée. Des souterrains furent creusés sous la maison. Pendant les guerres de religions, les gens du pays allèrent y chercher un abri. La rumeur leur donnait une longueur fabuleuse et des ramifications multiples. Le projet comportait aussi la construction de deux corps de logis desquels débouchait le chemin souterrain. De larges allées ombragées d’arbres donnaient au site une belle perspective. Elles s’ouvraient sur une cour en forme de fer à cheval entourée de bâtiments de servitude. Un pont de deux arches était jeté sur les douves. Il donnait accès à une terrasse pavée comportant deux petits pavillons. L’habitation se  composait d’un corps de logis central, orné d’un front triangulaire et d’un pavillon qui forme l’aile droite du bâtiment. Cet unique pavillon présentait un balcon de pierre qui a été détruit depuis. A l’origine, il n’y avait qu’un seul étage éclairé par une série de fenêtres.
La construction d’un pavillon identique était prévu à l’aile gauche. Mais en 1601, le chantier fut arrêtée par l’action du Conseil de Ville d’Angers qui craignait en Anjou, la puissance de la famille de Chivré, alors protestante. Jacques Gaultier, Maire de l’époque, exposait alors «  la dame de la Barre, dame de la Guenaudière, en Bierné, fait bastir un chasteau et forteresse qui telle advensée, qu’elle est maintenant en deffense, et un travaillent de jour à aultre grand nombre de personnes, laquelle place pour sa forteresse, pouroit aporter préjudice au service de Sa Majesté et repos des habitants de ceste province… ». Cette première démarche n’aboutissant pas, le Conseil de ville consigna le 7 août 1601 les plaintes sur « violences, ravages et exactions faictes par les maneuvres et autres gens travaillant au bastiment de la maison de la Guénaudière » et pria le lieutenant général « d’y pourvoir en bref ». C’est après que les travaux cessèrent.
Intérieurement cet édifice ne comprenait à chaque étage qu’une salle immense abritant une cheminée monumentale.  En 1653, Jacques Collin-Letourneur , Gréffier en la présidence d’Anjou et siège présidial de Chasteau-Gontier, réalisera l’inventaire du mobilier du château de la Barre. Celui-ci est reproduit dans l’ouvrage d’André Joubert. Les chambres étaient tendues en 1653 de tapisseries à personnages de verdure ou de cuir doré. La vaisselle d’argent pesait plus de cent marcs.
Les dépendances comprenaient une écurie pour les chevaux de selle, une basse cour, la remise des carrosses, un puits, des étables aux vaches et brebis, un pressoir, un four, un garde manger, une grange au foin, une boulangerie, une bergerie, une petite laiterie, un verger…

Un haut lieu du culte protestant

Le 1er juillet 1578, Francois et Jacques de Chivré, 2ème du nom,  se partagèrent la succession de leur père Jacques de Chivré, 1er du nom, seigneur du Plessis Chivré, la Guénaudière l’Estang, la Chevallerie… Jacques reçut la Guénaudière. Il épousa Cécile de Monceaux de la maison de Tignonville.

Jean Calvin

Jacques de Chivré se convertit au protestantisme et s’attacha à la fortune du roi de Navarre. Le prêche fut établi dans les dépendances du château et un ministre de la religion réformée vient y  exhorter les calvinistes de la région. Le château de la Guénaudière devint alors un haut lieu du protestantisme en Haut Anjou. En 1606, Cécile de Monceaux requiert, par lettre adressée au synode de Bellême « que l’exhortation se fasse tous les dimanches en sa maison par Estiennee Bernard, sieur de la Branchouère, ministre de l’église de Craon et de Château-Gontier ».

Jacques de Chivré et Cécile du Monceaux eurent deux enfants : Catherine et Henri. Catherine eût un destin particulier. Elle décéda à l’âge de 13 ans. En 1610, Cécile du Monceaux, veuve de Jacques de Chivré, mourut à son tour. Elle légua une somme de 400 livres de rente pour l’entretien du ministre attaché au service de sa maison.

La seigneurie de la Barre érigée en marquisat

Henry de Chivré épousa, le 8 août 1618, Antoinette de Carbonnel, fille du seigneur de Chassegual. De cette union, naquirent Anne de Chivré (1621 – branche de la Barre)  et Henri de Chivré (1625), IIème du nom, qui s’unit à Marguerite Bodin, dame d’Exoudun et démarra la branche de Normandie. Puis en seconde noce, Henry de Chivré unit son destin à Françoise Mare’ch de Montbarot, veuve du Marquis de la Roche-Giffard. De son second mariage, naquirent Gédéon de Chivré et Françoise de Chivré.  Françoise Mare’ch de Montbarot, seconde épouse d’Henry de Chivré, décèda le 18 avril 1629. Henry de Chivré épousa en troisième noce Louise de Fleurigny.
Lieutenant général de l’artillerie de France, 
Henry participe en juin 1637, aux côtés du cardinal de la Valette, au siège de Landrecies, village à la frontière nord de la France possédé alors par les espagnols. Le 21 août 1637, La Valette écrivit à Richelieu au sujet d’Henry ‘sieur de la Barre ’ : « Je crois davoir dire à Votre Eminence qu’elle ne scauroit choisir un meilleur homme pour mareschal de camp que celuy-là ; il est extrêmement capable, et je m’asseure que si vous luy donnés cete charge, il s’en acquittera aussi bien qu’homme de France et ne négligera pas l’artillerie». Commandant l’artillerie au siège de Saint-Omer en juillet 1638 opposant les français aux espagnols, Henry de Chivré fut chargé par le maréchal de Châtillon de la défense des lignes du marais avec mille hommes des régiments de Navarre et de Molondin. En voulant reprendre une redoute que les ennemis venaient d’enlever, Henry, âgé d’environ 53 ans, eut la cuisse cassée d’un boulet de canon et succomba de ses blessures le 9 juillet 1638.

La caserne de la Barre à Saint-Omer Sources : nordescapade.canalblog.com

En souvenir de son passage à Saint-Omer, une caserne fut édifiée portant son nom.
Henry de Chivré obtint également en récompense de ses services que la seigneurie de la Barre fut érigée en marquisat par lettres patentes du roi en juin 1633. Il mourut au combat la même année.

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La fronde

Son fils, Anne de Chivré, suivit les traces de son père dans l’armée et se retrouva au siège de St Omer en juillet 1638 dans le cadre de la guerre de Trente Ans. Alors que son père y trouva la mort, Anne fut blessé comme le relata la « Gazette de France » du 17 juillet 1738 : « Le fils du marquis de la Barre, âgé de seize ans, y reçut une mousquetade à l’oreille et y parut digne fils d’un si brave père dont les mérites ont aussi été reconnus en la personne de son dit fils par le grand maître de l’artillerie qui lui a donné purement la charge qu’avoit son père de lieutenant général de l’artillerie de France ».  Quelques années plus tard, à 21 ans environ, il succéda à son père en recevant la charge de lieutenant général de l’artillerie le 10 janvier 1643. A ce titre, il participa aux côtés de Louis II de Bourbon duc d’Enghien, le futur « Grand Condé », à la bataille victorieuse de Rocroy opposant les français aux espagnols, le 19 mai 1643, 5 jours après le décès de Louis XIII.
La succession de son père Henry de Chivré, marié trois fois, amena de nombreuses contestations et procès notamment le 25 mai 1643, sous l’autorité de Claude Chrestien son curateur, pour une dette de « quatre billets de quatre mille livres… » le 6 juin 1643 pour une transaction avec Charles de Montesson au sujet de la jouissance de la terre du Plessis-Bourel et un peu plus tard vers 1651 pour défaut de paiement des revenus des terres de la Barre et du Plessis-Bourel à Louise de Fleurigny épouse en troisième noce d’Henry.
Ces multiples procédures et actions judiciaires eurent pour conséquences la saisie répétée des terres possédées par la famille de Chivré. En 1648,  Claude-Trajan Gaultier de Brullon, curé de Bierné adressa une requête au siège présidial de Château-Gontier pour s’opposer à l’apposition des litres et écussons d’Anne de Chivré au dehors et au dedans de l’église de Bierné. L’affaire se résoudra par le versement d’une rente.
Anne de Chivré épousa Anne Vallée de Chenailles, fille du seigneur de Chenailles et conseiller au Parlement de Paris.  Un garçon et quatre filles naquirent de cette union  : Henry de Chivré (1646), Anne, Elisabeth, Marie et Francoise.
Le 16 décembre 1647 Anne de Chivré acquit de Charles de Montesson la terre, fief et seigneurie du Plessis-Bourel. La vente se réalisa devant Pierre Briand et Jean Gaultier notaires royaux du comté du Maine[8].

En 1649, Anne de Chivré se rangea du côté des frondeurs et du duc de la Trémoille en Anjou, s’opposant à la régente Anne d’Autriche et à Mazarin. Le  duc de La Trémoille qui lui donna commission le 23 mars 1649 « de lever deux mil hommes de pied armés dans les provinces du Maine et d’Anjou, desquels il est constitué mestre de camp … et par les dittes présentes, il est établi lieutenant gouverneur au château et ville de Château-Gontier ».  La paix de Rueil mit un terme à ces troubles.
Suite à la convocation des Etats Généraux décidée par la régente en mars 1651, le duc de Rohan proposa pour représenter la noblesse en Anjou le chevalier de Jarzé et « le marquis de La Barre, ancien lieutenant de La Trémoille, fort compromis par la part qu’il avait prise en 1649 au soulèvement d’Angers. … Le fait est que plus de cent cinquante gentilshommes, présents à l’élection, déclarèrent ne pas reconnaître La Barre et Jarzé comme députés de leur ordre. Le choix du premier était inadmissible, dirent-ils, en ce que La Barre était huguenot … le conseil d’état s’empressa d’annuler la nomination de la Barre et de Jarzé».
La non-tenue des Etats-Généraux décidée par la régente en cette même année 1651 et la fronde levée par Condé amena de nouveau le soulèvement de l’Anjou. Anne de Chivré  prit part, en 1652, à la Fronde des princes contre Mazarin. Il fit amener des renforts et « cinq pièces de fontes » à Angers. La capitale angevine céda et fut remise aux troupes royales le 29 février 1652. Le Marquis de la Barre fut fait prisonnier à Gien en avril 1652 et  conduit à la Bastille en mars 1653. Anne de Chivré décéda cette même année.
Anne de Chivré, environ 32 ans, s’éteignit avant le 13 mai 1653, selon un acte de procédure faisant « apposition de scellés et inventaire sommaire de mobilier au château de la Barre, en Bierné, à la requête de dame Anne Vallée, veuve d’Anne de Chivré marquis de la Barre … » Il fut inhumé à la Barre.

La révocation de l’édit de Nantes et le déclin de la famille de Chivré

Anne Vallée éleva seule ses cinq enfants, Gédéon de Chivré, Chevalier, seigneur baron de Mélyand et de la Touche Moreau, Marc de la Faucille, seigneur   du lieu de la Faucille et Abel Bédé, escuyer, sieur des Aulnaiz.
Elle dut faire face à différentes procédures judiciaires qui  ruinèrent peu à peu la famille.
En 1665, elle fut jugée avec son beau-frère Gédéon de Chivré pour « contraventions à l’édit de Nantes et à l’arrêt du Conseil du Roi, du 21 janvier 1657, commises en introduisant dans leurs maisons l’exercice public de la religion prétendue réformée, bien qu’ils n’eussent pas la qualité de hauts justiciers à l’époque de l’édit, en permettant que leur unique ministre ait fait le prêche hors de sa résidence et en établissant des temples chez eux. ». Le présidial de Château-Gontier interdit « aux seigneurs de la Barre, de la Faucille et des Aulnaiz, de faire aucun exercice public, en leur maison…de la religion prétendument reformée ; à peine de cinq cens livres d’amande… ».
En 1670, c’est au tour du cuisinier, du cocher, du sommelier et d’un laquais du château de la Barre d’être convoqués au tribunal de Château-Gontier. Il leur fut reproché d’avoir molesté Michel Crosnier, tailleur d’habictz demeurant au bourg de Saint-Aignan et Me Francois Maingot, Notaire ainsi que Hector et Michel les Thouins, « coupables » d’avoir traversé un bout du jardin du château de la Barre.

L’édit de Nantes

Suite à la révocation de l’édit de Nantes promulgué par Louis XIV le 18 octobre 1685 et n’ayant d’autre choix que de quitter le pays, Anne Vallée et ses trois filles Anne, Elisabeth et Françoise, firent le 13 février 1686 «  abjuration de l’hérésie calvinienne, et ont embrassé la religion catholique aposthollique et romaine … ce qui a esté faict au chasteau de la Barre … » .

Sa fille Marie mourut  « accidentellement le 19 avril 1659. Le 30 avril 1659 enquête faite au château de la Barre par le juge de cette terre, à la requête de Dame Anne Vallée au sujet de la mort de sa fille Mlle Marie qui se tua involontairement d’un coup de fusil dans sa chambre vers 9 heures du soir. ».
Anne Vallée et ses deux filles Elisabeth et Françoise rétractèrent leur abjuration le 29 mai 1687 dans l’église de la Savoye à Londres. Elle émigra ensuite en Hollande où elle créa avec d’autres émigrées des maisons de retraite. Anne Vallée décéda en 1694.

Louis XIV

Son fils Henry de Chivré épousa Marguerite Bodin, dame d’Issoudun dans les Deux-Sèvres, fille de Théophile Bodin et de Marguerite Forain, famille très fidèle au protestantisme. Deux garçons et deux filles naquirent de cette union : Louis (1667), Henry (1670), Hélène Marguerite (1671) et Henriette Cécile (1673).
Aide de camp de Louis de Condé, Henry de Chivré se retrouva à ses côtés au siège de Limbourg contre les hollandais où il fut grièvement blessé en juin 1675 et mourut peu après à Maestrich, à trente ans environ, pendant le règne de Louis XIV.  Mort sans alliance, le dernier représentant de la branche aînée de la famille de Chivré laissa le titre de Marquis de la Barre en Bierné à son cousin, Gédéon-Artus de Chivré comte de Marencin, sieur de Sottevas.
En 1669, Marguerite Bodin fut obligée de donner, en paiement de sommes dues au seigneur Montsabert, les métairies de la Ferrée, des Hoisoullières, de la Hadouillère et de la Carterie.
Dix ans plus tard,  le château de la Barre était dans un état d’abandon et de délabrement. Le 15 novembre 1679, des « experts des mestiers de masson, charpentier, couvreur de maisons, vitrier, plombier et serrurier » furent chargés de dresser un état détaillé des travaux. Il y manquait plus de 200 vitres, les gouttières étaient dessoudées, les volets, les portes, l’escalier de bois, les poutres, les barrières, les étables, les granges ainsi que la toiture étaient à reprendre. Toutes les pièces étaient à reblanchir. Les métairies étaient dans un état identique : l’Aubier, les Brosses, le Vaugilmet, la Bruère, et la Thouchais (Grez-en-Bouère), la Guitonneraie, la Morinière, la Chivré, la Rabellière, la viercé (Bierné).

En conséquence de la révocation de l’Edit de Nantes, Marguerite Bodin abjura le 13 février 1686 . Marguerite Bodin et ses deux filles quittèrent ensuite la France pour la Hollande.  Absentes de France pour fait de religion, elles n’assistèrent pas à la vente à la criée des terres de la Barre en 1708.

Le 30 octobre 1710 Hélène Marguerite et Henriette Cécile furent naturalisées à la Haye en Hollande avec leur mère Marguerite Bodin qui y mourut le 25 janvier 1730. Un an auparavant, le 21 avril 1729, le marquisat de la Barre avait été cédé au Marquis de Torcy.

Un nouveau propriétaire : Jean-Baptiste  Colbert
Jean-Baptiste Colbert

Le propriétaire était donc Jean-Baptiste Colbert, Marquis de Sablé et neveu du « grand Colbert » contrôleur général des finances. Nommé secrétaire d’État des Affaires étrangères en 1696, Jean-Baptiste Colbert devint ministre d’Etat en 1700.   En 1715, à Sablé-sur-Sarthe il fit édifier l’actuel château de la ville.
Après son décès en 1746 , sa veuve Catherine-Félicité de Pomponne chargea Me Godefroy, avocat au parlement, de l’administration des biens et des réparations du château de la Barre.

Le château de la Barre, théâtre de la chouannerie

La Barre devint ensuite propriété de la famille Le Voyer de Paulmy pendant quelques années puis de d’Oliver-Ambroise Dubois et Thérèse Anne Ambroise Martin de la Blanchardière. Thérèse Dubois, fille et unique héritière s’était unie à Pierre-Marie-Alexis du Plessis d’Argentré, Marquis d’Argentré le 8 avril 1792. La terre de la Barre passa ensuite à Caroline du Plessis d’Argentré, épouse de Pui René, comte de Robien. Elle ne fut pas saisie à la révolution.
Pendant les chouanneries, la Barre fut le théâtre de combats meurtriers. Dans la nuit du 23 au 24  mai 1832, trois compagnies de paysans royalistes s’y rassemblèrent avec à leur tête Gaullier. Elles furent rejointes dans la matinée par les soldats de la compagnie de Saint-Denis-d’Anjou et leur chef Guittet dit Saint-Martin…  Au petit matin, partant du château de la Barre, les troupes allèrent en découdre  au lieu dit  Chasnay entre Gennes et Grez-en-Bouère.

1891, le château de la Barre revient à la famille Chivré

En 1891, Alfred de Chivré racheta le berceau de sa famille, inhabité pendant près d’un siècle et quasiment en ruine. Il fit restaurer la Barre entièrement par l’architecte Louis Garnier. Les travaux commencés en 1895 s’achevèrent en 1903

Au cours de travaux, il retrouva les cercueils de plusieurs membres de sa famille, les fit ré-inhumer dans le caveau.
Engagé volontaire à l’âge de 19 ans, Alfred de Chivré effectua une longue carrière militaire qu’il achevera en 1898 comme Capitaine-commandant au 29ème Régiment de Dragons.
Maire de Bierné et conseiller d’arrondissement, Alfred de Chivré fut nommé Chevalier de la légion d’honneur en 1897.
Il disparu le 31 juillet 1925, à l’age de 71 ans. Son épouse, Marie Madeleine Corpechot, décéda à 89 ans, le 10 juillet 1956, au château de la Barre à Bierné.

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Site officiel de la commune de Bierné en Mayenne (53)