Notre histoire

Si la terre pouvait parler, elle raconterait le beau roman de ce pays de labeur. Elle expliquerait comment au confins de deux diocèses et de trois comtés s’est dressé le petit village de Bierné.

Il y a la grande Histoire ; celle où la terre devint l’objet des prétentions entre Angevins, Bretons, et autres Normands. De ces rivalités il ne reste souvent que la désolation pour héritage.

Image1Il y a l’autre histoire, celle reçue en patrimoine par tous les Biernéens. Un clocher qui sonne l’angélus, ces sillons qui creusent les mains depuis 1000 ans, un bourg  qui sans cesse évolue, s’adapte et rassemble les âmes.

Dans cette rencontre avec Bierné, il sera question des courses hippiques et des foires aux bovins, de la résistance à l’oppresseur allemand, du château de la Barre édifié au XVe siècle  et reconstruit par Cécile de Montceaux, des disparus de la première guerre mondiale, des combats mouvementés et meurtriers opposant chouans et républicains et surtout de la vie des paysans d’ici. Et tous ces récits, assemblés comme un patchwork, font que Bierné, petit village rural sans monument grandiose, est bien le légataire d’une partie de l’histoire de France.

BoutonCliquezIciAux origines de Bierné.  Il y a plus de 1000 ans s’étendait une vaste zone de forêts et des marécages. 

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La naissance d’un village. Comme partout, les hommes se sont rassemblés autour d’une église.  Celle-ci est dédiée à Saint-Pierre et bien qu’ayant subi de nombreuses transformations, elle conserve sa façade romane avec un portail à triple voussure brisée en calcaire coquiller.

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Le joli château de la Barre édifié au XVème siècle  et reconstruit vers 1600 par Cécile de Montceaux, épouse de Jacques de Chivré. Le château de la Barre abrite dans un oratoire édifié près des douves un magnifique monument funéraire dédié à la jeune Catherine de Chivré, filleule de Catherine de Bourbon, sœur d’Henri IV.

BoutonCliquezIciLorsque éclatent les colères de  la révolution  française, le village se retrouve à nouveau plongé dans les ténèbres de l’histoire. Républicains et Chouans se disputent la terre de Bierné.

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« Ces êtres-là sont pires que des loups ; ils boiraient le sang humain dans des têtes de morts et s’en feraient gloire » écrivait, en 1872, Christian Weber dans Histoire du Plébiscite. Un an auparavant, en janvier 1871, la commune Bierné aura connu la grande peur du Prussien.

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Le dix-neuvième siècle est une période plus calme pour le village.  Les Biernéens cultivent leur terre et le village vit paisiblement sa ruralité.
En 1899, l’instituteur de Bierné, M. Gourmond, rédige une monographie communale dont l’orignal est conservé aux Archives départementales de la Mayenne. 

BoutonCliquezIciBierné paye son tribut durant la grande guerre. Le village envoie ses enfants combattre l’ennemi au front. Quarante-sept d’entre eux ne reviendront pas, tous seront marqués physiquement ou moralement. 

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Le village panse ses plaies et réapprend à vivre.  Les années d’entre deux guerres sont celles où s’amorcent les grands changements.  La vie ne sera plus la même. Les progrès techniques s’installent peu à peu et les esprits changent.

BoutonCliquezIciCrédit Archives départementalesA peine rétabli de ses blessures, le village voit à nouveau arriver les affres de la seconde guerre mondiale. Nous sommes en 1941. Les allemands se sont installés à Bierné pour éviter les bombardements qui visent la gare de Longuefuye.  Comme dans de nombreux villages, un petit nombre d’hommes résiste et des réseaux sont créés avec Bouère et Saint-Denis d’Anjou.

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En quelques années, les charrons, bourreliers, forgerons disparaissent alors que les tracteurs envahissent les campagnes. La dizaine de cafés, les deux hôtels, la boucherie, le marchand de chaussures s’en vont également au fur et à mesure que les audiences télé augmentent et que les grandes surfaces et leurs immenses parking s’installent dans les communes environnantes. Une époque s’achèvemais il en reste un esprit, construit de solidarité, et la volonté farouche de survivre à la mutation du monde agricole. L’éloignement de la « ville »  qui même restreint par le développement de l’automobile permet au village de conserver son identité.

Insolites, étranges, dramatiques,  « drôlement navrantes », la page des faits divers est souvent une des pages les plus appréciées de la presse. Retrouvez ici quelques faits divers du 19 ème et 20 ème siècles. 

 

Merci à  Colette et Philippe Joufflineau, Jean-Claude Desneux, Gisele et Remy  Réauté, Alain Longis, Marc Auvray, Françoise et Jean-Luc Desneux, Yvette et Raymond  Leroy, Marie-Antoinette et Robert Rousselet, Maryse et Jacky Ribault, Camille Blanchouin, Rolande Bourdais et  Georges Chaumont, Marie-Jeanne Marchais, Jean-Pierre Macé, Bernard Lemarié, Micheline Sudron… pour leurs contributions.

 

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Site officiel de la commune de Bierné en Mayenne (53)